Panthéon


Du vœu d’un roi…
pantheonLouis XV, gravement malade, fit, en 1744, le vœu de remplacer l’église de l’abbaye de Sainte-Geneviève qui tombait en ruine par un magnifique édifice. Guéri, il tint parole et en confia la construction à l’architecte Soufflot lequel, très influencé par l’architecture antique gréco-romaine, voulut, dans son œuvre, « réunir la légèreté de l’architecture gothique avec la magnificence de l’architecture grecque ». Commencée en 1758, (le gros œuvre, en raison de difficultés de construction, ne fut terminé qu’en 1789) cette église, en forme de croix grecque, est immense : 110 m. de long, 84 m. de large, et, avec ses 3 coupoles concentriques superposées, le dôme, ovoïde, entouré de 32 colonnes corinthiennes, culmine à 83 m. On y pénètre par un portique à l’antique constitué de 22 colonnes corinthiennes cannelées qui soutiennent un fronton triangulaire, sculpté en 1837 par David d’Angers, représentant « La Patrie distribuant des couronnes aux grands hommes », civils et militaires, et portant la mention : « Aux grands hommes la Patrie reconnaissante ».

…au temple laïque.
Pourquoi ce thème et cette dédicace ? Parce que, bien qu’elle ait toujours une croix au sommet de son dôme, « l’église » n’en est pas une. Dès 1791, durant la période révolutionnaire, l’Assemblée Constituante décida que l’église serait fermée au culte et recevrait désormais « les cendres des grands hommes de l’époque de la liberté française ». D’où le nom de « Panthéon » (dans l’Antiquité : « temple dédié à tous les dieux »). Mirabeau, Marat, Voltaire, Rousseau y sont alors inhumés. Les deux premiers en sont chassés quelques années après, les deux derniers y sont encore. Car les « grands hommes » se voient « panthéonisés » ou « dépanthéonisés » suivant les mutations politiques et religieuses ! L’histoire du Panthéon est mouvementée. Tour à tour église sous l’Empire, nécropole sous Louis-Philippe, église à nouveau sous Napoléon III, quartier général des insurgés de la Commune de Paris en 1871, il devient définitivement temple laïc en 1885 lorsqu’il reçoit en grande pompe les cendres de Victor Hugo. De nos jours, une soixante de « grands hommes » repose dans la crypte dont Emile Zola, Jean Jaurès et, admis plus récemment, André Malraux, Jean Moulin, René Cassin et Jean Monnet.
L’intérieur, assombri par la suppression, décidée par la Constituante, des 42 fenêtres que Soufflot y avait aménagées, comporte un ensemble disparate de fresques et de peintures qui exaltent les origines chrétiennes de la France et, particulièrement, l’histoire de Sainte-Geneviève, patronne de Paris. Les plus renommées sont celles de Puvis de Chavanne.

INFOS PRATIQUES
RER : RER B, station Luxembourg
Métro : ligne 10, stations Maubert-Mutualité et Cardinal-Lemoine
Bus : lignes 21, 27, 38, 82, 84, 85, 89
Parking voitures : rue Soufflot
Ouvert tous les jours :
– du 1er avril au 30 septembre, 10h à 18h30
– du 1er octobre au 31 mars, 10h à 18h.
Dernier accès 45 minutes avant la fermeture.
Fermé : 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.