Place de la Concorde


HISTOIRE
place-concorde2L’histoire de la place de la Concorde est mouvementée et sanglante. Conçue pour mettre en valeur une statue équestre de Louis XV qui lui avait été offerte par les échevins de Paris, les plans en furent confiés à l’architecte Jacques Ange Gabriel. Commencée en 1757, elle fut inaugurée en 1763, terminée en 1772 et, finalement, aménagée au  XIXe siècle. Elle fut, certes, le théâtre de plusieurs grandes fêtes, mais, dès 1792, la statue royale fut déboulonnée et la place renommée place de la Révolution. Le 21 janvier 1793, la guillotine y fut installée pour l’exécution publique de Louis XVI. A partir du 13 mai et pendant deux ans, plus de 1300 victimes, dont la reine Marie-Antoinette et bon nombre des grandes figures de la Révolution française, y eurent la tête tranchée. C’est le Directoire qui devait lui donner son nom plein d’espérance : Place de la Concorde.

UNE PLACE DE CHOIX !
De forme octogonale, limitée, à l’origine, par des balustrades et des fossés décoratifs (comblés en 1852), elle occupe une surface de 84000 m². Elle est ornée, aux angles, de 8 statues, dues à 4 sculpteurs différents et achevées en 1838, représentant des villes de France : Brest, Rouen, Lille, Strasbourg, Lyon, Marseille, Bordeaux et Nantes, et de deux fontaines monumentales, inspirées de celles de la place Saint-Pierre à Rome, qui sont des allégories de la navigation maritime et fluviale. Elle s’ouvre, au sud-est, sur le pont de la Concorde, inauguré en 1790, qui franchit la Seine en direction du Palais-Bourbon, siège de l’Assemblée Nationale, et sur deux grandes perspectives, l’une, encadrée par les chevaux ailés d’Antoine Coysevox (1719), aboutissant, au-delà des Tuileries, au Louvre, et l’autre, encadrée par les célèbres chevaux de Marly de Guillaume Coustou (1794), en remontant les Champs-Elysées, à l’Arc de Triomphe de l’Etoile. Sur le quatrième côté, elle donne sur la rue Royale, aux belles façades régulières (dues, elles aussi, à Gabriel), bâtie en 1758, qui est, de nos jours, l’une des artères du luxe parisien. De part et d’autre, se trouvent deux grands palais jumeaux (1760-1775), beaux exemples de style Louis XV, également de Gabriel. Longs de 96 m. et hauts de 25, ils comportent chacun une belle colonnade inspirée de la célèbre colonnade de Claude Perrault au Louvre. Celui de droite abrite le ministère de la Marine, celui de gauche, l’hôtel Crillon.

L’EGYPTE A L’HONNEUR
Après les tragiques événements de la Révolution, restait une question épineuse : que fallait-il mettre au centre de la place ? Le roi Louis-Philippe, dans un soucis d’apaisement, souhaitait un monument dont « la neutralité n’éveillât point les passions ». La solution vint avec l’obélisque qui fut offert à la France en 1829 par Méhémet Ali, vice-roi d’Egypte, et érigé en 1836. Vieux de 34 siècles, il provient du temple de Louxor. Haut de 23 m., coiffé, comme à l’origine, d’un pyramidon doré à l’or fin (depuis 2000), ce monolithe de syénite rose couvert de hiéroglyphes, pèse 230 tonnes.

INFOS PRATIQUES
Adresse: Place de la Concorde.
Métro : Concorde, Assemblée Nationale.